Prises de note : Daniel Tanuro – Trop tard pour être pessimiste

p33 « Osons exiger ce qui est impossible dans le cadre capitaliste: le pain et les roses, une vie de qualité et un environnement sain, la satisfaction des besoins humains réels, démocratiquement déterminés, dans le respect prudent de la beauté du monde. »

p160 A propos des scénarios du GIEC : « en réalité, l’ordinateur ventriloque ne fait qu’exprimer les conceptions politiques des scientifiques qui ont fait tourner les modèles »

p176 « Il y a un éléphant dans la pièce et personne ne le voit […] La majorité des chercheurs/euses étudient cette crise en faisant comme si la course au profit, la rentabilité, la concurrence et la compétition étaient des lois de la nature, regrettables peut-être mais intangibles. Le moins qu’on puisse dire est que cette cécité n’aide pas à dissiper la confusion idéologique et stratégique face à la catastrophe grandissante. »

p216 « Si quelque chose du drame syrien doit être retenu dans le cadre du débat sur la crise écologique ce n’est pas que l’effondrement vient, mais que la barbarie vient, parce qu’une partie des classes dominantes est prête à faire couler des fleuves de larmes et de sang pour préserver ses privilèges. »

p235  » la quête obsessionnelle d’une accumulation illimitée ne libère pas les humains, elle les enchaîne à un fantasme inaccessible »

p237  » Les courants dominants de l’écologie politique n’aiment pas la lutte. Aux zadistes ils préfèrent les gentils colibris. A la dénonciation des causes capitalistes, ils préfèrent le discours irénique de la contagion culturelle qui, ‘Demain’, changera le monde de proche en proche, de ville en village. Comme si la permaculture transcendait les conflits de classe, de genre, de ‘race’ ! »

p263 « Il ne saurait y avoir de paix dans les relations entre êtres humains et non-humains sans paix entre les humains »

p276 « Envisager la lutte écologique sans la lutte sociale – et inversement – est un non-sens : en fin de compte il n’y a qu’un seule lutte à la fois sociale et écologique, contre un mode de production, de distribution et de consommation qui ‘épuise’ les deux seules sources de toutes richesses  » [l’environnement et le travail humain]

p278 « Le combat écologique a besoin d’alliances, oui, mais on ne sauvera pas la planète sans conflits avec les brutes qui la mettent à sac »

p281 « [Nous avons besoin d’un] plan écosocialiste qui engage une transformation historique : remplacer la production pour le profit par la production pour les besoins réels, démocratiquement déterminés dans le respect des écosystèmes. »

p283 « Le développement technique capitaliste accroît le sentiment d’impuissance des travailleurs/euses [qui] se sentent démuni.e.s face à la gigantesque puissance technico-scientifique des forces productives accaparées par les capitalistes »

p295 Trois défis à relever
1- maintenir la méfiance et la défiance vis à vis de tous les pouvoirs économique et politique
2- garder le cap sur les mobilisations les plus larges et massives possible
3- le mouvement doit s’organiser démocratiquement de la base au sommet

Arnaud Meillarec

Auteur, conférencier, conseiller en jardinage avec le vivant, il met en place le Jardin-forêt des marais alliant arbres, plantes pérennes et annuelles sur 1000m2. Il a fondé et anime l'association "Cordemais en permaculture".

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