Prises de notes : Agir ensemble pour réussir la transition écologique

Grégory Derville : sentiment d’impuissance face à la situation. Que peut-on faire à notre échelle ?
Des solutions réalistes mais aussi réellement durables, très longtemps dans le temps.
Le mouvement de la transition marche sur deux jambes : un diagnostic sombre, mais qui s’appuie sur une volonté de passer à l’action.
Un catastrophisme agissant.
1- invitation à agir au niveau local
2- créer des récits entraînants
3- la grande requalification : faire revivre des savoirs faire anciens dont on aura besoin dans un monde plus sobre
4 – inclusivité : souci de sortir de l’entre-sois écolo
5- refus de prendre des positions en opposition, refus de prendre des positions partisanes, pour ne pas être taxé d’extrémiste
Jeter les bases de ce que pourrait être une société radicalement différente sur notre territoire dans l’avenir

Alors, que peut-on faire ? Amap, repair café, magasins coopératifs, ateliers de réparation de vélo
Insérer ces projets dans un cadre plus large, dans un réseau local
une démarche en trois temps
1 – créer un groupe initiateur
2- sensibilisation du territoire
3- se lancer dans l’action
sans la phase de maturation, les projets lancés ne seront pas forcément les plus pertinents
séparer la population en plusieurs catégories, pour ne pas parler de la meme façon à tout le monde
1- les personnes qui seront toujours des adversaires,
2- les non conscients qui sont sensibilisables
3- les velléitaires, qui sentent que quelque chose ne va pas ou les conscients démissionnaires parfois cyniques
4- les conscients inactifs, recherchent un cadre collectif pour agir, grosse dissonance cognitive, crise d’éco-anxiété
5 – les actifs
c’est presque impossible d’avoir conscience des enjeux sans passer par un état de détresse psychologique
la cible la plus prometteuse est les conscients non-actifs
le visioning consiste à essayer de visualiser l’avenir dans lequel on souhaite arriver
Rob Hopkins : pour emporter avec soi, il faut présenter une vision de l’avenir attrayante
deux outils :
1- la todo list consistant à lister collectivement tous ce qu’il y aurait à faire pour rendre le territoire plus résilient, puis classer les actions par ordre de priorité
2- les histoires de transitions : utiliser la puissance de la narration pour stimuler les imaginaires
comment rendre la décroissance désirable ?
c’est difficile car nous avons tous été biberonnés à la croissance, mais que ça nous plaise ou non, la décroissance est absolument inévitable, et pas qu’un peu

le problème des fausses solutions est qu’elles empêchent d’imaginer et d’expérimenter les vraies solutions : qui sont low tech, locales et plus démocratiques
la taille optimale d’un territoire : la transition écologique ambitieuse se déploie dans des zones semi-rurales, des villes jusqu’à 20 000 à 30 000 habitants parce qu’il y a suffisamment d’habitants pour avoir une grande variété d’activité tout en conservant des ressources naturelles à proximité.
Les grandes agglomérations sont fondamentalement pas viables, trop peuplées pour etre alimentées de manière durable
il faut sortir de ce fantasme que la métropole peut devenir durable : l’exode urbain est absolument inévitable

la monnaie locale crée la maison commune

https://www.facebook.com/watch/live/?v=889429251634631&ref=watch_permalink

Arnaud Meillarec

Auteur, conférencier, conseiller en jardinage avec le vivant, il met en place le Jardin-forêt des marais alliant arbres, plantes pérennes et annuelles sur 1000m2. Il a fondé et anime l'association "Cordemais en permaculture".

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