Prises de notes : les fondamentaux du Maraîchage Sol Vivant, par François Mulet

François Mulet prend un peu de recul sur la démarche agronomique du réseau maraichage sol vivant
en résumé : plus la matière organique apportée au sol est carbonée, mieux elle va nourrir la vie du sol
la vitesse de dégradation des matières organiques par les bactéries est relative à la température et l’humidité. Pour aller plus vite : arroser le sol et le réchauffer
les champignons stabilisent le sol dans un rayon de 2 centimètres : intégrer les MO pour augmenter l’épaisseur de sol vivant
lors de la décomposition de la litière, les bactéries fixatrices d’azote fournissent l’azote nécessaire, ce serait le processus naturel en forêt

la minéralisation s’effectue dès la dégradation des matières fraîches
la faim d’azote intervient quand on intègre le BRF, qu’on mélange la MO : la mixtion
400T/ha monte de 4% le taux de matière organique
le rayon d’action des champignons dans le sol est de l’ordre du centimètre
le compost ne favorise pas la stabilisation du sol
50 centimètre de broyat de bois incorporé, très bons résultats en 12 / 18 mois
il faut maintenir l’humidité pour favoriser l’activité biologique
autant de production de litière que de racine et de rhizodéposition
ration du sol : entre 20 et 40 tonnes de matière sèche par hectare et par an
le fait d’arroser va mieux nourrir l’activité biologique et permettre de produire plus
possibilité de produire plus que la nature grâce à l’augmentation de la température via les serres, et l’augmentation de l’humidité via l’arrosage
irriguer le sol avant d’irriguer la plante
une population de vers de terre peut se multiplier par 10 en un an
sur une année, une tonne de vers de terre ingère 2,3 tonne de MO
il est possible d’avoir des population de vers de terre 5 fois supérieure à ce qui existe dans la nature
70 kg de tomate au m2 en serre chauffée

Arnaud Meillarec

Auteur, conférencier, conseiller en jardinage avec le vivant, il met en place le Jardin-forêt des marais alliant arbres, plantes pérennes et annuelles sur 1000m2. Il a fondé et anime l'association "Cordemais en permaculture".

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