Soirée « mobilité sur le territoire »

L’école de l’impossible a animé le 12 juin 2019 une soirée d’intelligence collective autour de la mobilité sur la communauté de commune Estuaire et Sillon.

Nous avons organisé l’événement dans la yourte du jardin des Korrigans à Cordemais.

Petite collation devant la yourte du jardin des korrigans

Petite collation devant la yourte du jardin des korrigans

Une quinzaine d’élus, représentants du conseil de développement ou d’associations de préservation de l’environnement ont pu tester une méthode originale de brainstorming collectif et créatif.
L’utilisation de légos permet d’entrer en empathie et exprimer ses émotions sur un thème, ici notre mobilité sur le territoire.

Des légos, de quoi prendre des notes et beaucoup d'imagination

Des légos, de quoi prendre des notes et beaucoup d’imagination

Présentation de la soirée :
Les transports, 2e source d’émission de gaz à effet de serre dans le monde… Selon le Shift Project, la généralisation du covoiturage et du vélo permettrait de réduire les émissions de CO2 de 60 % dans les zones périurbaines.
Certes, mais qu’en est-il sur un territoire étendu, plutôt rural ? Nos routes de campagnes sont trop étroites pour faire cohabiter en toute sérénité vélo et voiture. Le co-voiturage marche très mal. La mobilité peut être souvent source d’exclusion sociale.
Alors quelles solutions pour une mobilité verte et sociale ?

Nous utiliserons un outil ludique de construction en 3D, plein de couleurs et de formes diverses, dans une démarche d’empathie personnelle et collective, pour cerner efficacement nos besoins et nos émotions.

Représenter ses émotions avec des légos

Représenter ses émotions avec des légos

Les idées ayant émergé

  • la voiture en autosolisme libère des contraintes
  • le collectif pose des contraintes
  • les transports en commun peuvent libérer du temps personnel ; pendant le trajet ou pendant les temps d’attente
  • les transports en commun peuvent prendre plus de temps
  • l’utilisation de chevaux apporte un contact avec l’animal
  • dans les transports en commun, la présence des autres peut être agréable ou non
  • besoin de garder une liberté de déplacement
  • accès égalitaire au service
  • répondre à la culpabilité
  • lieu de travail éloigné
  • plaisir pour accepter les contraintes
  • le salarié a besoin que son entreprise s’adapte à ses contraintes
  • besoin de se sentir en sécurité physique et au niveau des horaires
  • besoin de synchroniser son emploi du temps avec les autres ou avec des horaires fixes
  • ralentir la vitesse pour crée du lien

L’émergence de ces idée a pris 3h et l’atelier était terminé. L’étape suivante aurait été de déterminer des pistes d’action en répondant à des questions telles que : « Comment magnifier le temps que l’on pense perdre dans les transports en commun ?« .

Sur ces problématiques du rapport de l’homme à son territoire et de l’énergie utilisée pour ce déplacer, je vous conseille l’ouvrage « Énergie et équité » de Ivan Illich et cet article : « Énergie et équité” : Et si on ralentissait ? .

“Si nous accordons cette vue illusoire [de l’abondance énergétique], nous accorderons à l’écologiste que l’emploi de forces d’origine non physiologique pollue l’environnement, et nous ne verrons pas qu’au-delà d’un certain seuil, les forces mécaniques corrompent le milieu social.” Ivan Illich

Merci à tous les participants, à l’école de l’impossible et au jardin des Korrigans.

Arnaud Meillarec

Conseiller en jardinage avec le vivant, il met en place le Jardin-forêt des marais alliant arbres, plantes pérennes et annuelles sur 1000m2. Il anime l'association "Cordemais en permaculture".

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